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Personal Data
Surname de Lorraine
First name Raoul (ou Rodolphe)
Nickname le Vaillant
Dating 1341
Location Saint-Dié-des-Vosges
Life dates 1320-1346
Title duc de Lorraine (Maison d'Alsace (1047-1431)) de 1329 à 1346
Close relatives father - duc Ferry IV de Lorraine
mother - Élisabeth d'Autriche
wife (1) - (1329) Aliénor de Bar († 1332), fille d'Édouard Ier, comte de Bar, et de Marie de Bourgogne
wife (2) - (1334) Marie de Châtillon (1323 † 1380), fille de Guy Ier de Châtillon, comte de Blois et de Chartres, et de Marguerite de Valois, sœur du roi Philippe VI.
children:
deux filles jumelles, nées et mortes en 1343.
Jean Ier (1346 † 1390), duc de Lorraine
Type of the object fresco
Place of manufacturing
(place of burial)
 
Place of exposition cathédrale de Saint Dié, Saint-Dié-des-Vosges, France
Date of manufacturing до 1341
Artist
 
Comments

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La Lorraine artiste
Fresque de Maheu de Lorraine à la
Date: 1901

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Fresque de Maheu de Lorraine à la cathédrale de Saint Dié
Date: 1901
Bibliothèques de Nancy, 755 814
Extrait de La Lorraine artiste du lundi 15 juillet 1901, fascicule n° 14

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eintures monumentales: le Duc de Lorraine Simon II et le grand Prévôt Maheu, l'Empereur Henri VI et saint Dié
Grand Est; Vosges (88) ; Saint-Dié ; cathédrale Saint-Dié
Cathédrale Saint-Dié
Scène d'investiture, l'empereur Henri VI remettant au duc Simon II de Lorraine l'avouerie et l'investiture spirituelle de l'église de Saint-Dié

Герцог (Лотарингии) Рауль (до 1341)
На втором слева изображен герцог Рауль, охваченный признанием. Получив от римского короля перчатку, символизирующую его должность, он приносит клятву на священных писаниях, которые представляют его наместником.

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Portrait du duc Raoul sur la fresque de la cathédrale de Saint-Dié (vers 1341)
Fondée par l'évêque éponyme au VIIe siècle, l'église de Saint-Dié devint un des plus prestigieux chapitre noble de Lorraine. Ses grands prévôts, dont l'autorité s'étendait à plusieurs lieues autour de la ville, avaient droits aux ornements épiscopaux et jouissaient de nombreux privilèges. Les ducs de Lorraine, quant à eux, étaient les avoués de la collégiale. Certains tentèrent d'abuser de cette position pour contrôler le chapitre et les terres sous son autorité. Sous le règne du duc Raoul, un conflit éclata sous le nom d'Affaire des sceaux. Le prince tenta d'imposer un sceau à ses armes pour les actes notariés de Saint-Dié. Le prévôt Philippe de Bayon se montra intransigeant face à ce nouvel abus de pouvoir et Raoul dut reculer à l'issue de négociations qui durèrent jusqu'en 1341.
C'est vers cette époque que fut réalisée dans le choeur de la collégiale une peinture murale célébrant l'indépendance du chapitre. Il se compose de deux scènes.
La première, à droite, montre Saint Dié, fondateur de l'église au VIIe siècle, recevant de l'empereur un anneau d'or. Cer personnage, trônant en majesté, est symbolique car le trône impérial était alors vacant depuis la mort d'Henri VII en 1313. Aussi sont représentés derrière lui les deux rivaux Louis de Bavière, alors Roi des Romains, et Jean de Luxembourg, roi de Bohème. Il y a bien-sûr là un anachronisme puisqu'à l'époque de Saint-Dié, le pouvoir politique était tenu par Childéric II d'Austrasie. Les empereurs germaniques sont donc considérés comme les successeurs du roi mérovingien, protecteurs du chapitre de Saint-Dié et garants de ses privilèges.
La seconde, à gauche, montre le duc Raoul investit de l'avouerie. Recevant du Roi des Romains le gant symbolisant sa charge, il prête serment sur les saintes écritures qui lui présente le prévôt.
Cette peinture, si importante pour l'histoire de Saint-Dié-des-Vosges et de la Lorraine, fut malheureusement détruite par les Allemands durant la Seconde guerre mondiale. Elle fut restituée dans le cadre de la reconstruction de la cathédrale.
Portrait du duc Raoul
Le duc est représenté debout, tourné vers la droite. Tête nue, il est vêtu de mailles et d'une cotte bleue ornée d'écussons aux armes de Lorraine. Outre les protections des avants-bras, on notera la présence de son épée et deses éperons. Ces élements, ainsi que les soldats qui se tiennent derrière lui, montrent que c'est en tant que chevalier capable de défendre l'Eglise que l'avouerie lui est confiée. De fait, il saisit de sa main gauche le gant que lui tend son suzerain tandis que de sa droite, il jure sur la Bible de protéger le chapitre. Concernant la physionomie du prince, elle n'est pas sans faire penser à son portrait sur les vitraux contemporains de Königsfelden.
Contrairement à l'empereur, le duc et le prévôt ne sont pas nommés dans l'inscription accompagnant la fresque. Ce point, ainsi que l'anachronisme de la première scène, donne un côté intemporel aux cérémonies représentées. Les ducs de Lorraine doivent protection et respect au chapitre de Saint-Dié représenté par son prévôt. Le pouvoir impérial est le garant des droits et obligations de chacun.
- COLLIN, Hubert, 1988, Lotharingia I, Nancy, p. 14.
- POULL, Georges, 1991, La Maison ducale de Lorraine, Nancy, p. 109-110.
- SAVE, Gaston, 1901, "La fresque de Maheu de Lorraine découverte à la cathédrale de Saint-Dié", La Lorraine artiste 14, p. 251-255. [avance, sur une lecture erronée de l'inscription, que le duc serait Simon II et le prévôt Mathieu de Lorraine]
Merci à Benoît Larger pour ses conseils.

from wiki: "Plus tard, lui faisant face, sur le mur nord, une autre peinture murale a été réalisée, à la suite d'un compromis signé le quatorze août 1341, concluant l'affaire des sceaux (1340-1341)7. Il s'agissait pour le duc de Lorraine d'obtenir des droits de justice sur le tiers de la ville de Saint-Dié, qui lui était imparti en tant qu'avoué de cette ville. À l'issue des négociations, le chapitre conserve l'usage de son sceau personnel et le duc de Lorraine, Raoul 1er accepte de verser aux chanoines une somme de 1200 livres.8
La peinture murale met en scène l'empereur Henri VI Hohenstaufen (1190-97) et les deux garants du Saint Empire à l'époque de l'exécution de la peinture, à savoir le roi de Bohême, Jean de Luxembourg (décédé à Crécy en août 1346) et le duc de Bavière, en fait Louis de Wittelsbach, ou Louis IV, roi des Romains. Sa fonction est aussi essentiellement juridique, car elle veut montrer qu'en cas de litige entre le duc de Lorraine et le chapitre, l'arbitrage est entre les mains de l'empereur du Saint-Empire ou de sa juridiction. Sa lecture doit se faire de droite à gauche, en commençant par le personnage le plus ancien, saint Déodat (VIIe siècle), le fondateur spirituel de l’Église de Saint-Dié.
Il reçoit un anneau de l'empereur Henri VI (1190-1197) qui se situe ainsi comme le successeur légitime du fondateur temporel, le roi d'Austrasie, Childéric II (VIIe siècle) qui avait donné des terres du fisc royal à Déodat, afin que ce dernier puisse fonder son monastère. Par conséquent, Henri VI peut alors investir, par le don du gant, le duc de Lorraine comme protecteur laïque (avoué) de l’Église de Saint-Dié. Cette scène de l'investiture est complétée par la scène de la prestation de serment du duc de Lorraine sur la bible que lui tient le chef de l’Église de Saint-Dié, à savoir le grand prévôt. De telles scènes compartimentées en tableaux flanqués de fines colonnes se retrouvent notamment, au début du XIVe siècle dans des manuscrits juridiques bolonais, pour illustrer le début du Décret de Gratien."

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Raoul (ou Rodolphe) de Lorraine dit le Vaillant (né en 1320 et mort le 26 août 1346, à la bataille de Crécy), fils du duc Ferry IV de Lorraine et d'Élisabeth d'Autriche, est duc de Lorraine de 1329 à 1346.

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